« Il n’est pas possible de vivre avec plaisir sans vivre réfléchi, honnête et juste, ni de vivre réfléchi, honnête et juste sans vivre avec plaisir. »
Épicure a longtemps été présenté comme un philosophe mineur. Pourtant, son école est restée active dans de nombreux pays, jusqu’en Gaule, pendant 500 ans. Ce petit livre, écrit par une helléniste renommée, nous fait découvrir la sagesse d’Épicure en la débarrassant des idées reçues. Pour ce philosophe, être sage, c’est devenir heureux à l’égal d’un dieu, et cela est à la portée de tous. Le bonheur s’acquiert d’abord par les liens d’amitié que l’on tisse. Les disciples d’Épicure partageaient son quotidien et participaient à l’élaboration de sa doctrine ; son école était une communauté de vie, ouverte également aux femmes, aux esclaves et aux étrangers sans distinction. La connaissance des lois de la nature participe aussi à la vie heureuse : pour Épicure, rien ne naît de rien, tout ce qui est repose sur l’existence d’un vide infini et d’un nombre infini d’atomes. Enfin, il défend une éthique fondée sur le plaisir libéré du souci et de la crainte, un plaisir conçu comme l’absence de douleur et de manque, qui ne saurait aller sans une attitude réfléchie, honnête et juste.
Cet exposé de la doctrine d’Épicure est complété d’un choix de textes : les Maximes capitales, commentées par Renée Koch Piettre, la lettre à Ménécée sur le bonheur, la lettre à Hérodote sur les lois de l’univers, des fragments de lettres à des proches…