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Il semblerait que dès son éveil, l’homme ait été sensible aux végétaux pour leurs formes, leurs couleurs et leurs odeurs. Peut-être l’observation de l’écoulement de la sève des arbres fit-elle naître en lui l’idée de l’existence d’une énergie vitale qu’il pourrait incorporer, une fois brûlée, en la respirant.
Le premier usage connu d’aromates est mentionné dans une inscription de la onzième dynastie égyptienne, quand le roi Sankhara envoya une expédition à la recherche d’aromates jusqu’à la Mer Rouge et au pays de Punt, aujourd’hui appelé Ethiopie.
Chez les Sémites, l’usage de l’encens était également très répandu. Il était fait de différents bois odorants, comme le cyprès, le myrte, le cèdre et les herbes.
Yahvé Lui-même, dans le Code sacerdotal des Israëlites, en prescrit l’emploi : « Tu feras un autel pour faire fumer l’encens… Aaron fera fumer sur lui l’encens aromatique ».
Au cours des siècles, presque tous les cultes religieux incorporèrent l’usage des plantes dans leurs rites ; l’encens, résine aussi précieuse que l’or, cristallisait toutes les valeurs qui s’attachent aux fonctions sacrées : les Rois Mages ne l’offrirent-ils pas à l’Enfant-Roi de Bethléem ?
Ainsi, au fil du temps, les volutes d’encens qui s’élèvent vers le ciel escortèrent l’homme à chaque étape de sa vie et devinrent le symbole du lien qui unit le visible et l’invisible.
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