Dans les cosmologies archaïques et antiques, le feu est l’élément primordial. C’est lui qui détient la force et l’unité du monde, qui donne à celui-ci l’âme et le mouvement. Médiateur entre les dieux et les mortels, il est vénéré dans de nombreuses traditions. Il symbolise tour à tour l’ardeur de la passion ou de la colère, du courage ou de la furie. Agent de purification et de régénération dans le laboratoire des alchimistes et le cœur des mystiques, il est aussi agent de destruction lorsque les hommes s’entredéchirent. Ce numéro de la revue « Matières à penser » étudie toutes les facettes du feu : le feu de la passion, celui de l’amour et du désir ; le feu de l’initiation, présent dans l’architecture sacrée, du temple de Salomon aux églises chrétiennes ; le feu du cœur, l’allié du féron et de l’alchimiste, le guide du héros solaire ; le feu divin, feu sacré des traditions orientales, feu éternel de l’Agni Yoga fondé par Nicholas et Helena Roerich...