Qu'il s'agisse de la Grèce ou de la Rome antiques, du Moyen-Age chrétien, des religions juive et musulmane, de la tradition bouddhiste, en Chine, en Inde, en Ouzbékistan, des sociétés primitives d’Amazonie, de Mélanésie et d’Australie : comment ces sociétés se représentent-elles l’acte même de mourir ? Quelles attitudes adoptent-elles vis-à-vis du mourant ? Les pratiques funéraires sont-elles différentes selon qu’il s’agit d’un bébé, d’un enfant, d’un adulte ou d’un vieillard, d’un homme ou d’une femme, d’un parent, d’un ennemi ou d’un étranger ? Qu’advient-il du cadavre ? Quels rites permettent aux vivants de se séparer des morts ? Comment ces sociétés se représentent-elles l’après-mort ? Telles sont les questions soulevées par les historiens et les anthropologues réunis sous la direction de Maurice Godelier, lui-même anthropologue de réputation mondiale.
Certes, il existe des différences, mais aussi des croyances et des pratiques communes, dont certaines ont perduré au fil des siècles. Ainsi, dans nombre de mythologies, les hommes étaient à l’origine immortels. Nulle part, la mort ne s’oppose à la vie : toutes les sociétés, les religions et les traditions présentées dans ce livre reconnaissent que quelque chose, une âme immortelle, continue d’exister après la mort du corps.