Des Erreurs et de la Vérité

author LOUIS-CLAUDE DE SAINT MARTIN ISBN : 9782490955084

Louis-Claude de Saint-Martin s'attache à rétablir l'origine spirituelle de l'homme en corrigeant les "erreurs" des philosophes et des scientifiques du Siècle des Lumières qui s'ingéniaient à faire triompher le matérialisme et le rationalisme.

A travers cet ouvrage, Louis-Claude de Saint-Martin, sous le pseudonyme du Philosophe Inconnu, entend répondre au rationalisme de son siècle, qui ne voit dans la spiritualité qu'une forme de superstition préjudiciable. [...] Read more

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Author LOUIS-CLAUDE DE SAINT MARTIN

Editor DIFFUSION MARTINISTE

Number of pages 426

Type of book Broché

Date of publication 20/11/2021

Language French

Book format 14,8 x 21,5 cm

ISBN 9782490955084

Description

A travers cet ouvrage, Louis-Claude de Saint-Martin, sous le pseudonyme du Philosophe Inconnu, entend répondre au rationalisme de son siècle, qui ne voit dans la spiritualité qu'une forme de superstition préjudiciable.

L'auteur balaie toutes les sciences de son temps, sans oublier la vie morale ou religieuse. Il invite ainsi le lecteur à réfléchir sur la véritable nature de l'Homme et de la Création, pour lui faire ressentir la Vérité divine qui sommeille en lui et qui ne demande qu'à être réveillée.

Pour la première fois, mais de manière voilée, Louis-Claude de Saint-Martin partage avec le public un enseignement ésotérique judéo-chrétien auquel il fut initié, celui de la Réintégration universelle, dont l'origine se perd dans les traditions du christianisme primitif.

Un livre à (re)lire avec le coeur pour saisir tous les trésors de sagesse qu'il renferme...

Quelques extraits 

1er extrait

Repérons-le donc, ce qui tourmente ici-bas la plupart des hommes, c\'est moins de savoir s'il y a une Vérité, que de savoir quelle est cette Vérité. Mais ce qui trouble ce sentiment dans l'homme, et obscurcit si souvent en lui les rayons les plus vifs de cette lumière, c'est le mélange continuel de bien et de mal, de clartés et de ténèbres, d'harmonie et de désordres qu'il aperçoit dans l'Univers et dans lui-même. Ce contraste universel l'inquiète, et répand dans ses idées une confusion qu'il a peine à démêler. Inquiet, autant que surpris, d'un si étrange assemblage, s'il veut l'expliquer, il s'abandonne aux opinions les plus funestes, en sorte que cessant bientôt de sentir cette même Vérité, il perd toute la confiance qu'il avait en elle. Le plus grand service qu'on put lui rendre dans la pénible situation où il se trouve, serait donc de lui persuader qu'il peut connaitre la source et l'origine de ce désordre qui l'étonne ; et surtout de l'empêcher d'en rien conclure contre cette Vérité qu'il avoue, qu'il aime, et dont il ne peut se passer.

2ème extrait :

Quand l'homme, s'étant élevé vers le bien, contracte l'habitude de s'y tenir invariablement attaché, il n'a pas même l'idée du mal ; c'est une vérité que nous avons établie, et que nul être intelligent ne pourra raisonnablement contester. S'il avait constamment le courage et la volonté de ne pas descendre de cette élévation pour laquelle il est né, le mal ne serait donc jamais rien pour lui ; et en effet, il n'en ressent les dangereuses influences, qu'à proportion qu'il s'éloigne du bor. Principe ; en sorte qu'on doit conclure de cette punition, qu'il fait alors une action libre ; car s'il est impossible qu'un être non libre s'écarte par lui–même de la Loi qui lui est imposée.

3ème extrait : 

Pourquoi donc l'homme peut-il s'écarter de la Loi des sens ? Pourquoi peut-il se refuser à ce qu'ils lui demandent ? Pourquoi, pressé par la faim, est-il néanmoins le maître de refuser les mets les plus exquis qu'on lui présente, de se laisser tourmenter, dévorer, anéantir même par le besoin, et cela à la vue de ce qui serait le plus propre à le calmer ? Pourquoi, dis-je, y a- t-il dans l'homme une volonté qu'il peut mettre en opposition avec ses sens, s'il n'y a pas en lui plus d'un Être ?

4ème extrait :

Voici donc la différence infinie qui se trouve entre les deux Principes ; le bien tient de lui-même toute sa puissance et toute sa valeur ; le mal n'est rien, quand le bien règne. Le bien fait disparaitre, par sa présence, jusqu'à l'idée et aux moindres traces du mal : le mal, dans ses plus grands succès, est toujours combattu et importuné par la présence du bien. Le mal n'a par lui-même aucune force, ni aucuns pouvoirs ; le bien en a d'universels qui sont indépendants, et qui s'étendent jusques sur le mal même.

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